13 juin 2007
Bévue or not bévue?
Hélène Jouan, brillante journaliste –je suis un fan, habituellement-, évoquait , sur France Inter, ce matin, la désormais fameuse TVA sociale devenue TVA anti-délocalisation, chère à François Fillon et consort.
Elle s’étonnait de la voir jeter sur le tapis, en pleine période électorale.
« L'irruption de la TVA en pleine campagne législative est donc pour le moins surprenante !
Elle relève d'une vraie bévue, au moins d'agenda, de la part du gouvernement ».
Et voilà : pour les journalistes, même brillants, parler sérieusement, en période électorale, de sujets sérieux est une bévue.
Bis repetita:
On prend les électeurs pour des imbéciles, y a pas de doute ! ! !
... Et pas seulement les politiques, c'est ça le pire!!!!!!
Au secours!
15:50 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, Sarkozy, Royal
12 juin 2007
Sont-ils bêtes?
Longtemps, par conviction mais aussi par atavisme (comme on dit, mais, à mon avis, à tord –c’est une autre histoire !-), j’ai voté à gauche.
Récemment, à contre cœur , j’ai changé mon fusil d’épaule, car je pensais que la Gauche n’avait pas de programme cohérent et novateur. J’ai donc voté « à droite »… of course.
Mais comme beaucoup, je suis convaincu qu’une écrasante majorité est nuisible pour la démocratie : c’est bien le seul argument qui pourrait m’inciter à voter pour le PS !
Car, décidément, il n’y en a pas d’autre !
C’est ce que je pensais, en voyant E Guigoux pérorer sur France 2, dimanche soir; j’ai cru, un moment qu’elle allait dire que l’électeur n’avait pas un sou d’intelligence, et que c’est ça qui avait assuré le succès de Sarko. !
La Gauche française serait-elle bête ?
17:35 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, Sarkozy, Royal
06 juin 2007
La mort n'oublie personne
L’Histoire de la Résistance Française, pendant la seconde guerre mondiale, me passionne… Les polars me passionnent également.
Par le plus grand des hasards je suis « tombé », à la Fnac de Valenciennes, ce dernier samedi, sur un roman noir qui déroule son histoire pendant la résistance.
Et, de plus, dans « mon coin » (le Nord de la France, plus précisément : le pays Minier et le Marais de Saint Omer) !
C’est dire que j’ai lu « La Mort n’oublie personne » de Didier Daeninckx, sans coup férir !
1944… Un jeune gars (17 ans) s’engage dans la Résistance ; pas à l’insu de son plein gré, mais sans mesurer vraiment l’importance d’un tel engagement. Trois interventions au total… Elle vont lui valoir la déportation (classique) mais aussi après la Libération, une peine de prison pour assassinat. Cette accusation va lui coller à la peau et aura d’autres conséquences dramatiques.
Lecture haletante…
Les faits s’enchaînent inexorablement. La résistance a propulsé certains au faîte de la gloire, mais en a précipité d’autres au plus bas : ceux qui étaient là au mauvais endroit et au mauvais moment. C’était leur seule faute.
La vie c’est comme ça et ce roman le rappelle de manière stupéfiante !
17:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature
04 juin 2007
Faire partie des meubles...
Ce vendredi soir, je m’apprêtais à regarder Thalassa sur France 3. Bien décidé à échapper aux pub et autres promotions, je zappais à qui mieux mieux, et j’échouais sur la 5…
On y diffusait une évocation de la vie de Dalida . Je suis resté scotché.
Quand j’étais gamin, je m’intéressais peu à Dalida ; pour moi, au mieux, elle chantait des chansons d’amour pour les mamans, avec de drôles de robes à paillettes.
Non, même pas, finalement…
En réalité, elle faisait partie des meubles, tout simplement, et on n’a pas d’avis sur les meubles qu’on a toujours vus et qu’on croit inaltérables… On ne se pose même pas la question.
Toujours est-il que j’ai découvert une belle femme étirant un corps magnifique, capable d’interpréter du Ferré, du Brel tout autant que du disco et du bel canto… Et aussi, à sa manière, une femme fatale ayant enterré tous les hommes de la vie ! !
... Une chanteuse dont j’ignorais même les qualités les plus évidentes ( à commencer par la beauté de sa voix, qui aurait dû me sauter aux yeux ! ! ! !)
15:55 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
29 mai 2007
Sarkomania
Sur France Inter, on fait remarquer, ce matin, qu il y a une véritable Sarkomania… Même chez les communistes, nous dit-on, qu’on a du mal à mobiliser, tant ils seraient sous le charme.
C’est dire…
Or Sarko, jusqu’à présent n’a rien fait ; ou tout au moins –sauf erreur- il n’a fait que « communiquer ». Il a dû le faire avec maestria, car il a renversé la tendance : il y a quinze jours, il était le diable en personne. Et s’il ne l’était pas, on voulait le faire passer pour tel.
J’avoue, j’ai du mal à comprendre !
Mais je veux comprendre :lorsque j’aurai compris ce mystère, il me semble que j’aurai compris beaucoup de choses sur la folie du monde, tel qu’il va !
18:08 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, Sarkozy
25 mai 2007
Sans complexe?
« J’aime l’argent, le pouvoir, les honneurs… Mais j’agis, et cela ne m’empêche pas d’avoir des convictions ».
D’une certaine manière, c’est ce que Ségo, Sarko, Kouchner, et, plus récemment Rachida Dati nous font savoir, par média interposés…
C’est la fin d’une hypocrisie et moi, cette manière décomplexée d’admettre qu’il y a derrière nos actes, même « honorables », des motivations qui le seraient moins... j’aime bien.
11:55 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, Sarkozy, Royal
22 mai 2007
La Route de Midland
J’aime les polars.
Comprenne qui pourra : ça me détend… Je ne dois pas être le seul !
Mais, ce W-E, j’ai abandonné les polars pour lire un drôle de roman, court et sobrement écrit : là dessus, rien à dire.
Ce roman, c’est « La Route de Midland », d’Arnaud Cathrine… J’en avais entendu parler sur France Inter, il y a peu...
Will trimbale, dans son van, le cercueil de son frère Ray…
C’est peu dire que celui-ci l’a brisé: il l’a violé un soir de beuverie… Ni plus ni moins…
Ray a ensuite disparu, a vécu avec Amy -qui tient un motel perdu dans le désert texan, où se déroule le plus gros du roman-Mais il l’a abandonnée sans laisser d’adresse. Parce que ce n’était pas possible de continuer comme cela, Ray a fini par se suicider :une balle en pleine tête.
Et voilà comment Will se retrouve dans le désert texan, encombré du cadavre de son pire ennemi, pour rendre visite à cette femme qui vit toujours dans l’attente de ce compagnon volatilisé il y a plus de dix ans .
Une drôle d’idée, quand même.
Un même homme a saccagé deux vies, et ceux là, qui furent ses victimes, vont se retrouver… Comment cela va finir, je ne le dirai pas exactement. Mais plutôt bien et heureusement, car ce serait une horreur.
En fait, c’est une horreur.
Je préfère mes polars, pourtant habités par des personnages fort inquiétants… Moins dérangeants, malgré tout.
Comprenne qui pourra ! ! !
16:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, amour
15 mai 2007
Ch'ti, et fier de l'être!
A Godewaersvelde (on va dire Gode, ce sera plus simple, et c’est ce qui se fait habituellement, bien que cela puisse prêter à confusion), dans le Plat Pays, au pied du Mont des Cats, (40 km environ à l’ouest de Lille) –oui, il y a des monts dans le Plat pays !-, à Gode, donc, il y a un drôle de petit musée.
Je l’ai visité, dimanche..
C’est le Musée de la Vie Frontalière : on pourrait l’appeler le « Musée des Fraudeurs ».
Il évoque la vie quotidienne des gens de Flandre, à l’époque où on buvait sans rechigner, où on fumait sans se soucier ; à une époque où, de plus, existait une frontière artificielle tracée au hasard, en l’absence de repères naturels, entre la Belgique et la France, et donc d’autant plus difficile à défendre par les douaniers.
Ceux-ci étaient bien organisés, certes, mais les fraudeurs avaient toujours un peu d’avance et avaient la sympathie de la population!
On y découvre des témoignages , des objets (par exemple, un landau à double fond ! une moto, comme on les voit dans Tintin, avec un réservoir à double fond, là aussi) etc. On fait la connaissance d’un curé qui planquait sous la soutane des clarinettes qu’ils revendait ensuite à des séminaires ( !) et du roi de la fraude (j’ai oublié son nom) devenu sur le tard « passeur de mémoire » ; celui-ci prétendait (vrai ou faux ?) avoir fait passer plus de 150 chevaux…et toutes sortes d’autres choses, bien sûr.
Emouvant : c’était il y a peu, à l’époque de mes parents, à peine…
Maintenant la fraude n’a plus le même caractère folklorique et artisanal ; elle a été prise en charge par le grand banditisme : trafics d’enfants, d’immigrés, d’organes, contrefaçons… J’en passe…
Un beau petit musée, donc, bien sympa…
Il y en a plein comme ça, dans le Nord…
J'avoue: je suis "ch’ti" et fier de l’être !
16:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, voyage, patrimoine
11 mai 2007
Politique, passion
La politique, ce n’est pas une histoire de programme, de raisonnement, d’idée, de réflexion…
Pas seulement, en tous cas…
C’est tout autant une histoire de désir, de passion, faut croire !
(C’est sans doute pour cela que, parfois, on n’y comprend plus rien… )
On annonce la sortie de « La femme fatale » de Raphaëlle Basqué et Ariane Chemin, deux journalistes du « Monde » (ce qui me paraît une référence) ; ils affirment que c’est un différend avec son compagnon qui a incité Ségolène à se lancer à l’assaut de l’Elysée …
Une vengeance en quelque sorte.
On pourrait reprocher aux journalistes de viser sous la ceinture et, ce fut d’ailleurs mon premier sentiment en les entendant sur France Inter, hier . Mais est-ce raisonnable de nier tout ce qui relève de « l’irrationnel » et de ne pas en faire part ?
12:51 Publié dans Pour le plaisir de parler | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, Royal
09 mai 2007
Au fond de la nuit
Un de mes collègues sapeur pompier (un compagnon d’armes, donc)est mort cette nuit…
Un cancer ORL…
Est-ce qu’il a souffert ? Non, au sens habituel de la "douleur", qui fut bien maîtrisée par la morphine.
Oui, dans tous les autres sens. Le visage qui gonfle et le cou qui se déforme… La trachéotomie, parce que la respiration devient impossible… La gastrostomie, parce que plus rien ne passe… La marche qui devient difficile parce que les forces viennent à manquer…
Et peut-être (« peut-être » parce qu’en fait je n’en sais rien -il ne se plaignait jamais- ,peut-êtredonc, surtout l’angoisse intolérable, à l’idée de tout ce qui allait se passer, inéluctablement…
Et tout le reste… qu’on n'imagine même pas, finalement.
Alors voilà Sarko, Ségo, il s’en foutait.
Forcément.
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