23 octobre 2006

Mamma Teresa

240, rue des Postes à Lille.
« Cuisine typiquement italienne ».

Mamma Teresa, c’est la patronne.
Autant le dire tout de suite, elle ne s’appelle pas Teresa (d’ailleurs, elle est d’origine française mais le mari est sicilien). Elle ne ressemble pas une mamma, non plus, d’ailleurs . Exactement le contraire, une silhouette fluette, le visage émacié, portant lunette et le cheveu ras – finalement, plutôt, le genre instit à l’approche de la retraite, mais le sourire en plus- . Habillée à la garçonne, vraiment tout le contraire de ce qu’on attend au moment où on franchit le pas de la porte, un peu inquiet quand même, si on se réfère à la réputation des mammas de Sicile ou de Calabre !

A la cuisine officie le fils, Gaspard : personnage imposant, mais se déplaçant avec subtilité, entre les tables pour aller saluer ses clients (ses invités ? … presque) et leur adresser quelques remarques gentiment ironiques, lorsque le choix du menu apparaît bizarre (Ah, ce coca, choisi par une jeune demoiselle pour accompagner le caponate d’aubergines !).

On l’a compris : ambiance sympa, dans un petit resto qui ne paye pas de mine et situé dans un quartier un peu craignos de la ville…. On ne s’y rend pas par hasard, forcément.

En entrée, j’avais choisi une Pépéronate à la Piémontaise (salade de poivrons, oignons, tomates marinés dans l’huile d’olive) : un délice ! Le genre de plat à se taper le cul sur la chaise, comme disait un de mes copains dans le temps. Là, on est à la conjonction du plaisir et de la vertu diététique.
Ensuite polpettes : des boulettes de viandes servies avec des spaghettis à la sauce tomate (tout est « maison », of course) .
Enfin : une tarte aux figues… fraîches, cela va sans dire…

Voilà… J’allais oublier –nec plus ultra- le vin : un vin des Abruzzes . Un Montepulciano, vin jeune, léger, fruité. Autant dire un vin «j’en-prendrai-bien-encore-un-peu » : donc le genre de breuvage qui finit par vous monter à la tête et vous fait voir le monde plus beau encore ( ?), ce qui est exactement ce qu’on lui demande.

Conclusion  quel bon moment ! Pour moi, un bon repas, cela inspire toutes sortes d’envie : celui d’essayer de « faire pareil », de replonger dans les beaux bouquins (de voyage, de cuisine, d’aventures).


Un bon repas, c’est une belle rencontre !

15:10 Publié dans gastronomie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, amour, gastronomie

02 octobre 2006

Cuisiner, c'est voyager?

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J'adore la cuisine. Je veux dire: j'aime manger, et j'aime faire la cuisine. Ma bibliothéque compte une cinquantaine de bouquins consacrés à la (bonne) bouffe, et, quand je pars en voyage, à l'étranger ou en province, j'achète toujours un ouvrage consacré à la gastronomie locale (c'est une marotte). J'observe d'ailleurs, que, quand je vais au Furet du Nord, à Lille ou à la Fnac, un peu partout, il y toujours beaucoup de chalands dans les « rayons culinaires ».
Je ne suis donc pas le seul, of course!
Ma dernière acquisition: Denise Laroutis"De mère en fille, la cuisine espagnole"éditeur : Albin Michel, . L'auteure (entendue à la radio chez JP Coffe) n'est pas « seulement » une cuisinière: elle est aussi la traductrice des romans de Montalban, fin limier catalan, qui a l'habitude de mêler des considérations diététiques à l'intrigue policière. Son bouquin est une merveille de goût et de simplicité.
Hier, j'ai mis en oeuvre sa recette des « tomates frites ». Rien de plus simple, en effet: on pêle des tomates, que l'on fait revenir, ensuite, dans l'huile d'olive, pendant une bonne demie heure tout en salant et poivrant au fur et à mesure de la surveillance... Le résultat : un miracle ou presque (des tomates bien quelconques, pourtant, quasi réanimées...); le tout peut être servi en entrée (en lieu et place d'une salade de tomates -bien terne, de nos jours!-) ou en accompagnement (poisson, pâtes, etc).
Plein d'autres recettes dans cet ouvrage bien sympa: en le lisant, j'ai vraiment la sensation de voyager. Blaise Cendrars disait que "voyager c'était sentir".
Cuisiner, c'est aussi voyager, me semble-t-il!

13:05 Publié dans gastronomie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, amour, gastronomie, livre, cuisine

03 juillet 2006

Vin de Thau

Retour à la « Part des Anges », rue de la Monnaie à Lille.

J’y goûte un excellent vin rosé de pays « un Syrah, Côtes de Thau ».

Si je le cite, c’est en raison de sa robe tout à fait étonnante…
Car il s’agissait d’un vin rosé très sombre, couleur fraise, aux reflets étincelants, qu’on eût pris pour un vin rouge un peu clair.

Magnifique.

…. Et, par ailleurs, en bouche, suffisamment structuré pour soutenir une planche mixte composée de charcuterie et de fromages forts (Maroilles, boulette d’Avesnes).

Plus jeune, je n'aurai jamais cru pouvoir m'émerveiller de la robe d'un vin de pays!

15:40 Publié dans gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gastronomie