08 mars 2007

Encore un beau film

J’ai vu, récemment « La Vie des Autres », film allemand (j’ai oublié le nom du réalisateur, désolé)…

Epoustouflante plongée dans le monde glauque de la RDA, infiltrée par la STASI (un peu avant la Glasnost, au plus profond des années de plomb).

Y a pas longtemps, finalement…

Wiesler, officier de cette même Stasi, est chargé de surveiller le dramaturge Georg Dreyman, trop poli pour être honnête où, plutôt, trop loyal pour l’être réellement… Tâche habituelle et sans difficulté pour un pro d’une redoutable efficacité.
Sauf que
Sauf qu’il y a Christa-Maria , comédienne accorte, belle femme: elle vit avec George, et, en même temps, poursuit une liaison charnelle (mais intéressée) avec le ministre des affaires culturelles ( c’est pas bien ça ! ! !)
Wiesler tombe amoureux…. Il n’aurait pas dû.
Dès lors, tout va se dérégler. Pour la protéger il va élaguer ses propres rapports, falsifier la vérité, et se mettre à son tour en danger. D’autant que le dramaturge, dont la prose s’affadissait en raison des compromissions avec le parti, va se réveiller et rédiger un brûlot à paraître dans un hebdo à l’Ouest…
Tout va partir de travers… Vraiment tout…

Je ne vais pas vous raconter la suite, of course, car il y a un vrai suspense… (Je ne suis pas le seul à avoir aimé, loin de là, puisque ce film a bénéficié de l’Oscar du meilleur film étranger -ça ne prouve rien, I Know)-.

Un petit commentaire perso : la Stasi a disparu… Mais bien sûr, dans nos sociétés « modernes », le risque existe bel et bien d’être surveillé partout et tout le temps.
C’est effrayant… quand même ! !

26 février 2007

Vu, au ciné....

Nue propriété

Film belge.

Terrible.
La salle du Majestic, à Lille, était pleine hier (c’est une petite salle, il est vrai !). Après le film, ce fut un long silence, un silence qui en disait long, comme le faisait remarquer une spectatrice.

L’histoire…
Une mère divorcée (depuis de nombreuses années) et ses deux garçons (des jumeaux de vingt ans environ) vivent dans une magnifique propriété (cela se situe dans le Brabant belge) ; on devine que vivre là, entretenir cette propriété là, n’est pas chose aisée et qu’on y vit chichement.

Il y règne, d’ailleurs une drôle d’ambiance : des enfants manifestement immatures (20 ans quand même, je le disais) qui passent leur temps à jouer, une proximité physique bizarre (les gamins prennent le bain ensemble, la maman prend sa douche à leur vue) !
Des deux jumeaux, le plus terrible, c’est Thierry, malpoli, égoïste, incapable de surmonter la moindre frustration… Bref, un vrai « connard » ; je dirai même plus : un psychopathe…
Alors quand la maman (Isabelle Huppert, superbe de sobriété) envisage de « refaire sa vie », avec son voisin- et pour cela, de vendre la belle propriété, les deux jumeaux, -Thierry surtout, l’affreux jojo- font la guerre à leur propre mère (calomnies, insultes, coups de gueule) : alors la maman renonce…

Puis elle craque, et prend la fuite … Les horribles fistons restent seuls, se mènent la guerre et vont s’entretuer, (presque littéralement, je n’en dis pas plus) !

Très beau film, filmé de manière très sobre (plan fixe), suspense haletant dans la dernière partie…
Et le mot de la fin pour l’ancien mari, venu, dans l’urgence, à la rescousse « On a essayé, ça n’a pas marché, c’est tout ».

Il est difficile de faire sa vie, il est difficile de la refaire, surtout si les enfants s’y mettent, et plus encore si l’un d’entre eux est un redoutable connard !

Chacun a ses limites, c’est un autre message....

28 août 2006

Le vent se lève, Ken Loach

Irlande, début du vingtième siècle (1920)…
Deux frères engagés dans la guerre d’indépendance contre l’Angleterre, font d’abord cause commune, puis s’éloignent en raison de choix politiques contraire ; ils vont se faire face au point que l’un sera amené à exécuter l’autre !!.

« Le vent se lève » est un film d’une violence quasi insupportable… Dix fois, je me suis dit qu’il fallait quitter la salle et dix fois j’y ai renoncé (par politesse : simplement parce que j’étais accompagné et que c’était ma voisine qui avait fait le choix du film). La vérité m’oblige à dire que seul un spectateur a pris la fuite : les autres avaient-ils de bonnes raisons(comme moi !) de rester ? Ou suis-je, en ce moment, particulièrement sensible ?

Violence donc : tueries, exécutions, embuscades… On a l’habitude, certes… Mais aussi, vociférations quasi constantes qui font de ce film, un long moment douloureux: voilà pour aggraver le malaise (au sens quasi médical du terme).

Les hommes y sont des fous furieux.
Je suis un homme, donc j’ai en moi, cette propension à la folie : c’est sans doute ce que Ken Loach à voulu nous dire.
C’est en tous cas, ce que j’ai retenu.
Et les hommes seraient plus aptes à donner de la haine qu’à donner de l ‘amour …
Ca, à vrai dire, je le présumais déjà.